Dossier du mois : Agriculture et développement rural en Méditerranée
Florence Pintus, Chargée de mission Rural, Plan Bleu

La production agricole méditerranéenne a fait des progrès considérables ces 40 dernières années. Depuis 1960, les volumes des principales productions méditerranéennes ont triplé pour les céréales, plus de doublé pour les légumes et quintuplé pour les agrumes. Dans le même temps, les pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée ont systématiquement augmenté leur part de la production régionale, représentant plus de la moitié des volumes totaux de légumes et agrumes produits en 2007.
Ces performances ne suffisent pourtant pas à compenser la formidable explosion démographique qu’a connu cette région au cours du XXème siècle et à satisfaire la hausse des besoins alimentaires. Les PSEM ne représentaient que 35% de la population régionale en 1950, ils atteignaient 58% en 2005 et approcheront les 70% en 2050. Alors que les pays européens riverains (à l’exception des balkans) ont tous ralenti leurs rythmes de production céréalière ces vingt dernières années, les PSEM, Egypte et Syrie en tête qui comptent pour 65% de la production céréalière des PPM, enregistrent les plus forts taux de croissance des volumes céréaliers sur cette période. Afin de sécuriser ses approvisionnements, et en anticipation de crises alimentaires dont les origines sont désormais considérées comme structurelles, l’Egypte s’est tournée en 2008 vers des partenaires lointains pour la location de terres cultivables ou l’importation massive de céréales.
Climat favorable et main d’œuvre bon marché ont favorisé le développement de la grande agriculture intensive orientée à l’export dans les PSEM. La recherche de maximisation du profit, à commencer par la valorisation maximale de l’eau, a également contribué à orienter ces systèmes de production vers des cultures à forte valeur ajoutée, gourmandes en eau (bananes, avocats, tomates…). Cette agriculture atteint des niveaux de performances comparables à ceux des PNM, et contribue à rehausser la part du secteur agricole dans le PIB, mais son cout environnemental, dans une région aride où les ressources naturelles ont un caractère fragile voire non renouvelable, s’avère très préoccupant, particulièrement dans un contexte de changement climatique.
Dans ces pays, comme dans le sud de l’Europe, la moindre disponibilité en eau à cout acceptable, la perte de terres arables et la baisse de fertilité des sols, le fort cout énergétique d’une agriculture consommatrice en intrants et en mécanisation, et les phénomènes migratoires de l’Afrique vers l’Europe qui résultent déjà de l’impossibilité à stabiliser les populations rurales, doivent conduire à reconsidérer la diversité des systèmes de production dans un système de contraintes renforcées.
Enfin, si les engagements pris lors du G8 2009 pour développer l'agriculture dans les pays du Sud sont indispensables pour renforcer les fonctions productives de l’agriculture méditerranéenne, le risque demeure de concentrer les efforts sur les régions les plus prospères et de passer à côté de la reconstruction des économies rurales de ces pays. Dans une perspective à long terme, ce n’est pas seulement la production agricole qui doit être considérée, de la production au consommateur, c’est tout son rapport au développement rural et à la redistribution des richesses qui doit être examiné.
Pays partenaires méditerranéens : DZ, EG, IL, JO, LB,
MA, PS, SY, TN
Actualité du Plan Bleu
Réunion du réseau des villes Euromed
Le Plan Bleu a participé à la réunion du réseau des villes Euromed, qui s’est tenue à Nice les 9 et 10 juillet 2009 lors de la séance d’ouverture plénière pour présenter les enjeux du développement durable en Méditerranée.
5ème Symposium de recherche urbaine
Le 5ème Symposium de recherche urbaine, organisé par la Banque mondiale en partenariat avec l’Agence Française de Développement (AFD) et le Ministère de l’Ecologie, s’est tenu à Marseille du 28 au 30 juin 2009 : plus de 600 chercheurs, praticiens et décideurs venant de 85 pays se sont réunis sur le thème « Villes et changement climatique : répondre à un Agenda urgent ».
Atelier METAP « Résultats et perspectives pour le futur »
Les 29 et 30 juin 2009, à Marseille, le Plan Bleu a participé à un atelier régional organisé par le Mediterranean Environmental Technical Assistance Program (METAP) de la Banque Mondiale. Y ont été notamment présentées les conclusions des analyses prospectives menées par le Plan Bleu, en portant une attention particulière au changement climatique et au développement urbain.
Séminaire « Méditerranée 2030 » de l'IPEMed
Du 25 au 27 juin 2009 à Bussy Saint-Georges, le Plan Bleu a contribué à l’animation d’un séminaire de prospective « Méditerranée 2030 » organisé par l’IPEMed. L’objectif de ce projet est de produire un travail collectif présentant des scénarios alternatifs lors du prochain sommet de l’Union pour la Méditerranée, en 2010. Ce travail intégrera les analyses systémiques et prospectives du Plan Bleu sur les relations entre environnement et développement en Méditerranée.
1ère réunion ministérielle « développement durable » de l’Union pour la Méditerranée
Le Plan Bleu a représenté le PAM aux ateliers préparatoires "eau", "énergie" et "villes durables" à la première réunion ministérielle « développement durable » de l’Union pour la Méditerranée, tenue à Paris le 25 juin 2009.
Semaine verte de la Commission européenne, Bruxelles, 23-26 juin 2009
A l’occasion de cette Semaine Verte organisée cette année sur le thème du changement climatique, le Plan Bleu a présenté ses travaux sur les impacts et l’adaptation à ce phénomène dans la région méditerranéenne. L’ensemble des participants a pris connaissance avec intérêt de ces travaux et de nombreuses demandes de collaboration émanant aussi bien d’ONG que d’institutions internationales et nationales se sont exprimées.
Réunion de la 7ème Assemblée Générale de MEDREG
Le 9 Juin 2009, au Caire, le Plan Bleu participé à la 7ème Assemblée Générale de MEDREG, organisée par EGYPTERA ‘’Egyptian Electric Utility & Consumer Protection Regulatory Agency’’. Cette rencontre a été l’occasion, pour les Régulateurs méditerranéens venant de plus de 12 pays du bassin méditerranéen (Algérie, Chypre, Croatie, Egypte, Espagne, France, Grèce, Italie, Jordanie, Palestine, Malte, Maroc, Slovénie, Turquie) ainsi que pour la Commission Européenne et les institutions internationales invitées, de débattre sur les travaux réalisés par les groupes de travail et les initiatives MEDREG à venir contenues dans le programme de travaux sur les 2 prochaines années. La prochaine Assemblée se tiendra à Chypre en Novembre 2009.
Colloque international "Développement durable dans l’espace méditerranéen"
Le 11 juin 2009, à Aix-en-Provence, le Plan Bleu a participé à la conférence inaugurale d’un colloque international sur le développement durable dans l’espace méditerranéen, organisé par le CERIC de la Faculté de Droit et de Science Politique d’Aix-Marseille. Organisé par le Centre d’Etudes et de Recherches Internationales et Communautaires (CERIC) de la Faculté de Droit et de Science Politique d’Aix-Marseille, en collaboration avec le Centre d’Etudes et de Formation sur les Economies Méditerranéennes (CEFEM), ce colloque a constitué la première action du Pôle « Développement Durable et Territoires Méditerranéens » créé en avril 2009 à l’Université Paul Cézanne (Aix-Marseille III).
Réunion des Points Focaux du Plan Bleu, du Programme d’Actions Prioritaires et du CAR-INFO
La réunion conjointe des Points Focaux du Plan Bleu, du Programme d’Actions Prioritaires et du CAR-INFO s'est tenue à Zagreb (Croatie) du 25 au 27 mai 2009. Cette réunion a permis de passer en revue les activités des trois centres d’activités régionales dans le cadre du biennum 2008-2009, ainsi que d’étudier le programme de travail pour la période biennale 2010-2011.
Réunion Cluster Eau
Le Plan Bleu a participé à la réunion Cluster Eau organisée le 26 mai par Veolia–Eau de Montpellier et ses partenaires locaux. Ce séminaire a regroupé plus de 60 personnes. Les initiateurs du projet ont présenté l’évolution et les perspectives du Cluster Eau de la région LR après un an d’existence. Ils ont annoncé l’initiative de création d’un Cluster euro-méditerranéen sur l’Eau : une mission a été confiée en ce sens au Sénateur Pierre Laffitte par le Président de la République.
Plus d’information sur : www.planbleu.org
Avis d’expert...
Najib Akesbi, IAV Hassan II, Rabat
Les dimensions sociale et environnementale de l’agriculture vous semblent-elles suffisamment et correctement prises en compte dans l’évaluation des politiques publiques agricoles méditerranéennes ?
Dans les pays de la rive nord de la Méditerranée, les modèles agricoles productivistes engagés dans les années 60 se sont certes révélés peu respectueux de l’environnement et des ressources naturelles, mais au moins ont-ils réussi dans une large mesure à satisfaire les besoins alimentaires des populations et améliorer le niveau de vie des agriculteurs. Dans les pays de l'Est et du Sud de la Méditerranée, les politiques agricoles conduites durant les mêmes périodes n’ont, très souvent, réussi ni à nourrir correctement les populations, ni à préserver durablement les ressources naturelles, et encore moins à éviter à une grande partie des populations rurales de sombrer dans la pauvreté et le dénuement.
Que ces politiques, selon les temps et les lieux, aient succombé aux sirènes politiques des « réformes agraires », ou technicistes des « révolutions vertes », en passant par les tristement célèbres « ajustement structurels », les résultats sont malheureusement là : des agricultures qui cumulent déficits et défaillances, des écosystèmes qui se dégradent et des ressources qui s’épuisent, une dépendance alimentaire croissante et quasi-généralisée, une pauvreté rurale endémique… Si les dimensions sociale et environnementale ont été si peu prises en compte lors de la conception et la mise en œuvre de ces politiques, il n’en va malheureusement guère différemment lorsqu’il est question aujourd’hui de leur évaluation. Certes, on peut prendre acte de l’étendue de la pauvreté et du creusement des inégalités dans tel ou tel pays, on peut déplorer les dégâts écologiques dans telle ou telle région, mais de là à nouer les fils des relations de cause à effet, identifier dans les choix des politiques publiques ceux dont l’impact a produit les résultats obtenus, il y a un pas que très peu de responsables à l’Est et au Sud de la Méditerranée franchissent encore.
A titre d’exemple, le cas du Maroc illustre bien cette réalité. Différents bilans établis ces dernières années convergent pour reconnaître les déboires des politiques conduites depuis les années soixante, et quelquefois même les implications sociales et environnementales de la fameuse « politique des barrages » ou des « programmes d’ajustement structurel » ont été mis en évidence. Pourtant, le récent « Plan Maroc Vert », présenté comme étant la nouvelle stratégie agricole du pays pour les quinze prochaines années, ne jure que par l’impératif d’une politique productiviste, devant engendrer une agriculture intensive, compétitive et à haute valeur ajoutée… Nulle part il n’est question de l’impact environnemental du modèle préconisé. Quant à la dimension sociale, ignorée dans le « pilier 1 » -de loin le plus important-, prise en compte au niveau du « pilier 2 », tout indique –à commencer par les dotations budgétaires- que l’intérêt qui lui est accordé est plus virtuel que réel.
Mais la responsabilité de cet état de fait n’est pas celle des seuls gouvernants des pays en question. Malheureusement, le partenariat euro-méditerranéen ne brille pas non plus par sa volonté de contribuer à une prise de conscience collective de ces dimensions. Les professions de foi sociales et environnementales de la Déclaration de Barcelone de 1995 n’ont guère trouvé leur traduction tangible dans les accords d’association euro-méditerranéens signés depuis avec les différents pays concernés, et même les programmes d’aide (MEDA hier, IEVP aujourd’hui) semblent plus soucieux de hâter l’avènement de la « zone de libre-échange » que de construire patiemment la « zone de prospérité partagée ».
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3 questions à…
Bertrand Hervieu, Secrétaire général du CIHEAM
Comment se pose aujourd'hui dans les pays du Sud de la Méditerranée la question du développement agricole ?
Aujourd’hui, comme hier, ce sujet constitue une des premières préoccupations régionales. Le développement de l’agriculture, la recherche d’une meilleure sécurité alimentaire et le désenclavement des territoires ruraux sont depuis de nombreuses années des priorités d’action pour les autorités des pays méditerranéens. Le récent retour de la question agricole au cœur de l’agenda stratégique international, résultant d’une multitude d’inconnues alimentaires qui pointe à l’horizon, vient en fait renforcer l’importance à développer les agricultures méditerranéennes. Cet impératif s’inscrit en effet dans un contexte marqué par de nombreuses contraintes.
Ecologique d’abord, puisque c’est dans la zone méditerranéenne que le stress hydrique et la rareté foncière s’expriment le plus évidemment. J’ajoute que les désordres climatiques devraient s’y accroître, provoquant notamment l’exacerbation d’un phénomène pas toujours souligné : celui de l’accentuation des épizooties et de leur diffusion.
Contrainte économique par ailleurs, puisqu’il faut trouver toujours des moyens à consacrer à la recherche agronomique dans un cadre budgétaire étroit tout en investissant pour le développement agricole et la modernisation des espaces ruraux.
Contrainte sociale aussi, car il faut rappeler que les campagnes méditerranéennes ne se dépeuplent pas et que nous n’avons jamais compté autant d’actifs agricoles dans les PSEM qu’actuellement. Et l’agriculture représente toujours l’activité d’un salarié sur trois dans ces pays, c’est dire son rôle socio-économique dominant.
Contrainte alimentaire enfin, car depuis plusieurs années, la couverture des besoins passe par un recours croissant aux importations pour répondre à l’évolution de la demande intérieure dans ces pays. Ici, c’est toute la problématique de la sécurité alimentaire qui est posée, que ce soit en termes de sécurisation des approvisionnements que d’accessibilité aux produits.
On peut donc à la lumière de ce panorama rapide comprendre pourquoi nombreuses sont les interrogations concernant certains choix opérés sur le développement agricole dans les pays méditerranéens. La maîtrise de l’ouverture libérale, la structuration des filières, la souveraineté alimentaire, la préservation des ressources naturelles, l’aménagement et l’emploi dans les zones rurales, la sécurité sanitaire des productions ou l’adaptation aux nouveaux modes de consommation sont autant de défis lancés pour les pays méditerranéens et leurs systèmes agricoles.
Comment évoluent les exploitations agricoles méditerranéennes ?
Dans la très grande majorité des PSEM, on constate que le système agricole dual persiste, voire se renforce parfois sous l’effet de la mondialisation et de la libéralisation, laissant apparaître désormais une trinité agricole dans un paysage rural atomisé. La Méditerranée illustre en fait les trois formes d'agriculture que l'on rencontre aujourd'hui de par le monde : des agricultures familiales en forte recomposition ; des agricultures pauvres que l'on pourrait qualifier de survie et enfin, des agricultures de firmes.
D’un côté se trouve une minorité de très grandes exploitations, dont les capitaux et la gestion appartiennent à des groupes de plus en plus multinationaux, qui produisent avant tout pour l’exportation et qui participent donc d’une image moderne car économiquement compétitive des agricultures nationales. Ayant fleuri dans un contexte libéral, ces grandes exploitations, ne ménageant pas suffisamment les ressources naturelles, ne doivent pas pour autant être diabolisées car elles font partie de la réalité agricole à venir de la région.
Il faut en revanche chercher à responsabiliser, écologiquement et socialement, ce type d’agricultures pour les faire coexister avec une autre catégorie, celle des très petites exploitations familiales. Socio-démographiquement dominante, mais territorialement à la dérive compte tenu du morcellement foncier, cette catégorie semble désormais se scinder entre d’une part des agricultures familiales résistantes qui participent à la sécurité alimentaire locale et d’autre part des agricultures de survie où régissent la pluriactivité, la précarité et la pauvreté. Ces fortes disparités au sein de ce triptyque agricole montre que les temporalités de leur développement ne sauraient être identiques. Et c’est précisément pour cela que les processus de modernisation et de libéralisation agricoles dans les PSEM doivent être régulés et différenciées selon les cultures, les filières et la taille des exploitations.
Quelles sont, selon vous, les priorités à mettre en œuvre en faveur d’une plus grande coopération euro-méditerranéenne dans le domaine agricole ?
Tandis que le processus de Barcelone avait relégué la question agricole dans l’arrière-cour du partenariat euro-méditerranéen, n’en traitant le sujet que par l’angle commercial et de la libéralisation des échanges, des progrès pourraient être enregistrés dans le cadre de la nouvelle initiative de l’Union pour la Méditerranée (UpM). Celle-ci plaide en effet pour que les coopérations dans cette région se focalisent sur des solidarités concrètes et des actions fédératrices.
Dans la déclaration du Sommet fondateur de l’UpM, le 13 juillet 2008, l’enjeu alimentaire a été souligné. A Marseille, en novembre 2008, les Ministres des Affaires étrangères de l’UpM ont consacré un paragraphe spécifique à cette question dans le relevé de décisions, indiquant quatre thèmes majeurs pour progresser dans la coopération agricole euro-méditerranéenne : le développement durable des territoires ruraux, la promotion des produits de qualité et des indications géographiques, le renforcement des normes sanitaires et phytosanitaires et la coordination de la recherche et de la formation agronomiques. Ces thèmes sont ceux identifiés et définis dans le cadre des deux réunions organisées en 2008, et où le CIHEAM a joué un rôle de secrétariat technique, du groupe de travail de haut-niveau réunissant des représentants des treize pays membres du CIHEAM, de la Commission européenne et des Etats ayant en charge la présidence de l’Union européenne. Ces thèmes de coopération devraient être davantage explorés et définis dans les mois à venir, sachant que pourrait notamment se tenir une réunion ministérielle de l’UpM sur l’agriculture et la sécurité alimentaire.
Je voudrais insister sur deux points qui me paraissent essentiels pour répondre à votre question.
Sur la recherche agronomique, il faut reconnaître qu’il est temps de travailler à une plus grande mutualisation des savoirs et des compétences à l’échelle des pays du Bassin méditerranéen. C’est d’ailleurs le sens de l’ERANet lancé en 2008 et qui vise précisément à coordonner la recherche agronomique méditerranéenne (programme ARIMNet) par l’optimisation des moyens existants et le partage d’un langage commun. A mes yeux, la construction d'un espace scientifique méditerranéen est une urgence pour élaborer ce langage commun. Les pays du Sud n'ont pas seulement besoin de transferts de technologies, ils ont besoin de produire aussi et eux-mêmes de la connaissance, de l'innovation, de la technologie. Le développement n'est pas seulement le fruit de transferts, il appelle au sein des sociétés de la formation et de la production de connaissance qui sont des moteurs, non seulement pour le développement, mais surtout pour sa légitimation dans les opinions publiques.
Sur les politiques agricoles à conduire, je voudrais souligner qu’une double démarche est à mener. La première consiste à territorialiser le développement agricole, c'est-à-dire favoriser la mise en œuvre localement de plans nationaux établis et qui parfois peinent à se concrétiser sur le terrain faute de relais sur place. Il faut stimuler l’émergence d’acteurs locaux, améliorer la gouvernance en milieu rural et responsabiliser dans les campagnes ceux qui sont à même de tirer vers le haut le développement agricole de leurs territoires. La seconde démarche à encourager consiste à dépasser le cadre national parfois pour atteindre une taille critique régionale suffisante et ainsi être en mesure de faire face aux enjeux complexes qui se posent pour les agricultures méditerranéennes. C’est dans ce sens qu’il faut envisager des solidarités agricoles et alimentaires à l’échelle sous-régionale (pensons au Maghreb), régionale (visons la Méditerranée) ou géopolitique (réfléchissons à l’Euro-Méditerranée).
La vie du Plan Bleu
Dans les médias
Une interview de Pierre Icard à propos de la gestion des forêts en Méditerranée a été diffusée le samedi 25 juillet dernier lors du Journal Télévisé de 20 heures sur France 2 Television, ainsi qu’au journal de 7h30 sur France Inter, dimanche 26 juillet.
Publications
Mediterra 2009. Plan Bleu, CIHEAM. Disponible également en anglais.
L'agriculture méditerranéenne en recherche d'adaptation climatique. Disponible également en anglais.
Repenser le développement rural en Méditerranée
(MAP Technical Report Series n°172). Bilingue
Promouvoir un tourisme durable en Méditerranée
(MAP Technical Report Series n°173). Bilingue
Nouveaux arrivés
L'équipe du Plan Bleu a vu l'arrivée de 4 nouveaux collaborateurs : El Habib El Andaloussi, chargé de mission "Energie", Sylvain Houpin, chargé de mission "Villes", Didier Sauzade, chargé de mission "Mer", et Aurélia Olinger, Adjointe au Responsable Administratif et Financier.
Les Jeux de Sophia
Le Plan Bleu a participé aux Jeux de Sophia dont l’édition, cette année, était marquée par le 40 ème anniversaire de la création de Sophia Antipolis. C’est grâce au dynamisme de l’équipe de stagiaires qu’une équipe mixte d’experts et de stagiaires a été créée sous le nom de « Blue Team » pour participer à 3 compétitions : Le Cross de 10 Km ; l’Ultimate Frisbee et le Karting…
Un grand bravo pour la Blue Team ! Elle a concouru dans l’esprit des Jeux de Sophia, avec la bonne humeur et une sérieuse volonté de partager des moments de convivialité tout en étant dans la compétition.
Congés
Le Plan Bleu sera fermé pour congés du 1er au 15 août.
Agenda
8 septembre : Comité de pilotage sur « Approche économique des écosystèmes marins » organisé par le Plan Bleu à la Villa Valmer, Marseille
9 septembre : Comité de pilotage sur « Déchets et flux de matières » organisé par le Plan Bleu à la Villa Valmer, Marseille
A lire
Chiffres clés de l'Europe. Eurostat, 2009
Panorama of transport. Eurostat, 2009
Les indicateurs du développement durable et l'empreinte écologique. Conseil Economique, Social et Environnemental, 2009
Water in the Arab world: management perspectives and innovations. World Bank, 2009
La Méditerranée à l'heure de la métropolisation. Observatoire des Territoires et de la Métropolisation dans l'espace méditerranéen, 2009
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