du trait de côte. La signature du protocole a eu lieu après six ans de travail assidu de toutes les Parties, et plus particulièrement depuis la création d’un groupe d’experts intergouvernemental en 2005. Ce protocole est un document juridique unique dans la communauté internationale et les pays méditerranéens sont prêts à partager cette expérience avec les autres pays côtiers du monde entier.
La réunion a, en outre, adopté l’ensemble des décisions soumises à son examen et notamment celles relatives à la création d’un comité de respect des obligations, un nouveau formulaire de rapport, des lignes directrices concernant la responsabilité et la réparation des dommages résultant de la pollution du milieu marin.
En terme d’organisation, les parties ont adopté un document sur la gouvernance du PAM retenant la création d’un comité exécutif de coordination composé du coordinateur et des directeurs de Centre d’Activités Régionales (CAR) et accepté de créer un poste d’adjoint à l’unité de coordination.
L’ensemble des projets de décisions relatifs aux activités des Centres d’Activités régionales (CAR), dont le plan Bleu ,ont, de même, été adoptés et en particulier le document opérationnel du MEDPOL Phase IV, des lignes directrices concernant les activités de plaisance, les principes de prise de décision pour autoriser l’accès à un lieu de refuge pour les navires en difficulté, et l’inscription sur la liste des aires spécialement protégées d’intérêt méditerranéen (ASPIM) de quatre aires protégées marines italiennes.
A l’issue des travaux a été adoptée la déclaration d’Almeria.
La déclaration appelle à la ratification rapide du Protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières afin d'appliquer des mesures efficaces appropriées visant à concilier la préservation des côtes et le développement durable, d'une part, et l'activité économique dans les zones côtières, d'autre part et de déclencher une réponse pratique immédiate pour faire face à l'impact du changement climatique sur les écosystèmes côtiers méditerranéens.
Elle prévoit, en outre, de recenser d’ici à 2011 les espèces et habitats côtiers et marins qui sont les plus sensibles aux changements qui découleront des divers scénarios décrits par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, et promouvoir des mesures pour la mise en place d'un réseau vaste et cohérent d'aires côtières et marines protégées d’ici à 2012.
Elle recommande enfin de promouvoir une meilleure gestion de la demande d'énergie et renforcer l'efficacité énergétique en tirant parti de l'important potentiel de la région en matière de développement de l'énergie solaire et éolienne ; encourager la gestion et la restauration des forêts et l'utilisation appropriée des cultures comme puits de dioxyde de carbone; promouvoir une meilleure gestion de la demande d'eau, y compris davantage d'économies d'eau, et envisager, le cas échéant, le recours à des ressources en eau non classiques telles que les eaux usées traitées, en conjonction avec des sources d'énergie renouvelables;
A l’invitation de la Partie marocaine, les Parties ont, in fine, retenu de tenir leur 16ème réunion ordinaire en 2009 à Marrakech. |
3 questions à…
Paul Mifsud, coordinateur du Plan d’Action pour la Méditerranée
Qu’attendez-vous du nouveau protocole sur la Gestion Intégrée des Zones Côtières ?
Après un début encourageant avec la signature du nouveau protocole de Gestion Intégrée des Zones Côtières dès le premier jour par quatorze Parties Contractantes de la convention de Barcelone, j’attends de ces mêmes Parties à engager leurs processus internes pour la ratification de cet instrument juridique.
Aujourd’hui six ratifications seulement sont nécessaires pour que le protocole de GIZC entre en vigueur et je pense que cela arrivera dans un futur proche. De son côté le Secrétariat encouragera ces pays à mettre en œuvre cette ratification dans des délais les plus courts possibles. Ce n’est qu’après que les pays pourront mettre en œuvre et étudier les dispositions du protocole pour garantir une gestion intégrée des zones côtières.
En regard des changements climatiques, quels sont les principaux challenges auxquels les pays méditerranéens doivent faire face ?
Comme il l’a été démontré dans le 4 ème rapport de l’IPCC, le changement climatique représente l’un des problèmes les plus préoccupants pour les pays méditerranéens étant donné ses effets sur les ressources naturelles, sur la santé, sur la sécurité alimentaire, sur le bien-être et le développement. Alors que les pays du nord de la Méditerranée devront s’adapter et prendre des mesures d’atténuation, les pays méditerranéens en développement, qui sont les derniers à blâmer pour leurs émissions de gaz à effet de serre, ne sont pas encore équipés pour faire face aux changements climatiques. Ils ont besoin d’aide pour l’établissement de mécanismes d’adaptation et pour développer des mesures d’atténuation et des techniques de développement propre.
Quelles sont les principales dispositions du plan de mise en œuvre de la stratégie méditerranéenne de développement durable (SMDD) ?
Le plan de mise en œuvre du SMDD explique ce que signifie, aussi bien au niveau régional qu’au niveau local, la traduction d’engagements politiques en actions pour un développement durable. Il identifie les challenges pour l’implémentation du SMDD comprenant l’intégration du développement durable, le planning, la coordination, et le contrôle et la mise en œuvre concrète. Le plan identifie également les directions stratégiques et expose les grandes lignes des domaines d’interventions des composants du Plan d’Action pour la Méditerranée, l’importance des synergies entre les réseaux de développement durable et le support nécessaire à l’élaboration et l’exécution de la stratégie méditerranéenne de développement durable. Le plan fournit également des principes directeurs pour la mise en œuvre de la SMDD. Avis d’expert...
Pierre Bougeant, Convervatoire du Littoral
De l’utilité du protocole de Gestion Intégré des Zones Côtières (GIZC) Il y a plus de vingt ans que j’ai la chance de travailler en Méditerranée soit à la direction du plus ancien de ses parcs nationaux terrestres et marins : Port Cros, soit au Conservatoire du littoral qui dés 1975 utilise l’outil foncier pour la protection de nos côtes. C’est donc en temps que praticien, confronté à la réalité des problèmes et au fréquent décalage entre théorie et pratique que je me réjouis de l’adoption lors de la Conférence des plénipotentiaires qui s'est tenue à Madrid, les 20 et 21 janvier 2008, du Protocole GIZC. Il a été signé par quatorze des 22 Parties contractantes à la Convention de Barcelone. (Algérie, Croatie, Espagne, France, Grèce, Israël, Italie, Malte, Monaco, Monténégro, Maroc, Slovénie, Syrie et Tunisie), les autres Parties ayant annoncé leur intention d'en faire autant dans un proche avenir. Quels sont les apports de ce texte qui s’apparente par sa novation à un OJNI (objet juridique non identifié) dans le concert international ? Dans la continuité d’esprit de la Convention de Barcelone qui, il y a plus de trente ans, réunissait dans le domaine nouveau de l’environnement, et au plus haut niveau, les acteurs politiques de nations se regroupant sur le fondement d’un ensemble écologique cohérent que cette nouvelle règle du jeu commune intervient. Comment résumer quarante articles, comment décrire six années de travaux ou chacun, tout a la fois conscient de l’intérêt collectif comme de la nécessité de permettre d’intégrer les différences, a su faire les efforts pour en arriver à ce résultat aussi rapide et, soyons francs, pour nombre d’acteurs, aussi inespéré. En simplifiant, nous nous dotons d’une boite à outils similaire sinon commune pour gérer cette zone côtière qui dans chacun de nos pays est essentielle au développement, concentre tous les conflits d’usage et se doit pour assurer son avenir ménager et protéger son environnement terrestre et marin. L’équilibre de ce texte repose sur l’adoption de principes communs susceptibles, le cas échéant ( après signification au secrétariat du PAM) , d’amodiations partiellement dérogatoires, par l’un ou l’autre des signataires en raison de contraintes particulières et majeures. Ainsi le protocole met fin au débat historique sur la délimitation de son champ d’application, définit les objectifs et principes généraux de la Gestion Intégrée des Zones Côtières, élabore des principes de gouvernance, envisage le développement durable d’activités économiques, en les mettant constamment en relation avec l’approche écosystèmique, les nécessités de protection de l’espace, des paysages et des cultures, développe l’évaluation, le transfert de connaissances et l’approche transfrontière. Mais ce protocole n’est en rien un pur catalogue de bonnes intentions fort éloigné du concret. Nombre de mesures sont précises et, en technicien qui considère que l’une des agressions les plus irréversible est la bétonisation constante de nos littoraux, je n’en évoquerai que deux, me viennent a l’esprit la non constructibilité dans la zone des 100 mètres ou la limitation du développement linéaire des agglomérations. Enfin ces engagements se doivent d’être respectés par les Etats/Parties sous le contrôle d’un Comité de Respect des Obligations comme, le cas échéant, sous celui de juridictions internationales. Ce protocole entrera en vigueur lorsque six Parties l’auront ratifié ce qui devrait intervenir dans les dix-huit mois, il sera un élément porteur du processus de Barcelone comme du partenariat euro-méditerranéen et portera appui à l’Initiative d’Union pour la Méditerranée annoncée par l’Espagne, l’Italie et la France dans la Déclaration de Rome du 20 décembre dernier. Agenda 3 au 8 février : 7e conférence des ministres de l'agriculture du CIHEAM organisée par le CIHEAM/Ministère Agriculture Espagnol à Saragosse
7 au 8 février : Session de réflexion sur le projet Silva Mediterranea organisé par la FAO à Rome, Italie
7 au 8 février : 2ème réunion de coordination pour le 5ème forum mondial de l’eau organisée par le Conseil mondial de l'eau et le gouvernement turc à Istanbul.
14 au 15 février : réunion du comité des directeurs MEDSTAT II à Luxembourg
20 au 22 février : 10e session spéciale du Conseil d’Administration du Programme des Nations Unies pour l’Environnement - « Globalisation and Environment : financing the transition to a sustainable low carbon economy ». Monaco.
27 au 29 février : réunion du panel d’experts pan-européen du projet SCENES (water scenarios) organisé par l’Université de Delft à Delft (Pays-Bas)
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Actualité du Plan Bleu
Comité de pilotage PARMENIDES
Henri-Luc Thibault a participé le 24 janvier 2008 au comité de pilotage PARMENIDES. Présidé par le professeur A. Capron, membre de l’Institut de France, ce comité de pilotage organisé à l’Académie des Sciences et réunissant des responsables d’organismes de recherche (CNRS, IRD, IFREMER), de développement (AFD), de pôles d’enseignement (INSU, CPU, CIHEAM), de ministères (MAE, MENR) avait pour objet d’esquisser la feuille de route d’un projet de constitution d’un espace scientifique méditerranéen. A l’issue des débats, il a été retenu d’organiser au cours du premier trimestre 2008 trois ateliers d’une journée consacrés respectivement à l’agriculture, l’eau et les ressources naturelles, le changement climatique.
Séminaire régional sur les déplacements urbains en Méditerranée
CODATU, la Banque Mondiale, le Plan Bleu, l’AFD et les réseaux de villes EuropeMena et Medcités (animés respectivement par la ville de Marseille et de Barcelone) ont organisé un séminaire régional sur les déplacements urbains en Méditerranée, du 22 au 23 janvier 2008, à Skhirat, Maroc. L’objectif du séminaire étant de développer un échange ouvert et constructif sur la conception de nouvelles approches de la mobilité urbaine dans les villes méditerranéennes susceptibles de répondre aux défis du développement durable : qualité de vie et compétitivité des villes.
4ème réunion du groupe de travail Eau Environnement de la région PACA
Le 17 janvier 2008, le Plan Bleu a participé à la 4ème réunion du groupe de travail Eau Environnement de la région PACA animé par la Mission de développement économique régional. Parmi les points à l’ordre du jour figuraient la présentation des activités de la Maison régionale de l’eau (située à Barjols, Var), l’essor de la micro-électricité, l’eau comme moyen de valorisation du territoire régional et la nouvelle délibération cadre du Conseil régional (« Pour une politique de gestion solidaire et durable de l’eau en PACA »).
Journées internationales sur la gestion intégrée des zones côtières
A l’occasion des Journées internationales sur la gestion intégrée des zones côtières organisée par l’Université de Nice avec le soutien de la Commission Océanographique Intergouvernementale de l'UNESCO, de l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse, du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur, du Conseil Général des Alpes-Maritimes et de la Ville de Nice, Henri-Luc Thibault a présenté les récents travaux du Plan Bleu relatifs au développement durable des zones côtières méditerranéennes. Ces journées, qui se tenaient à Nice du 9 au 11 janvier 2008 et qui mobilisaient une cinquantaine de participants, avaient pour objectif principal de contribuer à favoriser des synergies entre scientifiques, gestionnaires et aménageurs des zones côtières au service de leur protection et de leur développement durable, et de concourir au renforcement des coopérations internationales Nord/Sud dans ce domaine. |
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La vie du Plan Bleu
Partenaires
Protocole d’accord entre Veolia Environnement et le Plan Bleu
Michel Dutang, directeur de la Recherche, du Développement et des Technologies du Groupe Veolia Environnement et Henri-Luc Thibault, directeur du Plan Bleu ont signé à Paris le 25 janvier 2008 un protocole d’accord précisant les objectifs et les principaux axes du partenariat que les deux organismes entendent construire notamment sur les thèmes de l’eau, de l’énergie, des transports et de la gestion des déchets. Ce partenariat devrait se concrétiser dès le premier semestre 2008 par des actions conjointes en matière de mobilité urbaine et de gestion des déchets municipaux dans deux villes méditerranéennes.
Convention entre OME et Plan Bleu signée à Tunis le 17 décembre 2007
Dans le cadre du partenariat entre le Plan Bleu et l’Observatoire Méditerranéen de l’Energie (OME), Mustapha Faïd, Directeur Général de l’OME et Henri-Luc Thibault ont signé à Tunis le 17 décembre 2007 une convention précisant le contenu d’une collaboration destinée à mieux connaître les stratégies développées par les grandes compagnies énergétiques méditerranéennes pour répondre à la croissance de la demande et diminuer l’intensité carbone de la production d’énergie primaire d'origine fossile. Les résultats de ces travaux devraient être disponibles au second trimestre 2008.
Accord de coopération signé entre Banque Mondiale et Plan Bleu le 22 novembre 2007
Rakesh Nangia, Vice-Président de l'Institut de la Banque mondiale, et Henri-Luc Thibault, Directeur du Plan Bleu, ont signé le 22 novembre 2007 un accord de coopération portant sur des activités que les deux institutions entendent conduire conjointement en matière de mobilité urbaine en Méditerranée. Les axes principaux de ce partenariat concernent d’une part, l’organisation d’un Séminaire sur les déplacements urbains en Méditerranée, Skhirat, Maroc, en décembre 2007 ; d’autre part, la réalisation d’études de cas visant à mieux cerner les tendances de l’urbanisation et des déplacements urbains et périurbains dans les agglomérations au Sud et à l’Est de la Méditerranée, dont les résultats seront présentés lors d’un forum méditerranéen sur la mobilité urbaine et le développement durable, prévu en 2009.
Développement de la collaboration avec l’Agence Française de Développement
Le 9 novembre 2007, l’AFD et le Plan Bleu ont signé un protocole d’accord dessinant le cadre général des activités que les deux institutions entendent conduire conjointement pour favoriser la prise en compte des préoccupations environnementales et de développement durable dans les stratégies de développement des pays méditerranéens. Les principaux axes de ce partenariat intéressent les domaines d’action prioritaires de la Stratégie Méditerranéenne de Développement Durable (SMDD) et notamment les thèmes de l’eau, de l’énergie, des transports, du tourisme, les espaces urbain, littoral et rural.
Faisant suite à ce partenariat, les 7 et 8 janvier 2008, une délégation de l’Agence Française de Développement composée de Jean-Pierre Barbier, Chef du Département Méditerranée et Moyen-Orient, Aude Delescluse, Conseiller Régional Turquie et chargée des relations avec le Plan Bleu au sein de ce département et Denis Loyer, adjoint au Directeur Technique Opérationnel, s’est rendue au Plan Bleu pour y mener une séance d’échanges et de travail.
Après une session plénière au cours de laquelle Jean Pierre Barbier a notamment présenté les actions de l’AFD dans la région Méditerranée, la délégation de l’AFD a pu échanger successivement avec l’Unité stratégique, l’Unité thématique et le responsable de l’Unité d’appui du Plan Bleu. Ces séances de travail ont été prolongées le mardi 8 janvier par des entretiens plus approfondis sur les thématiques d’intérêt commun (Changement climatique, Energie, Développement rural durable…) qui devraient nourrir le partenariat en cours de construction entre l’AFD et le Plan Bleu.
Dernières publications du Plan Bleu
Gestion de la demande en eau, progrès et politiques : Actes du 3e atelier régional sur l’eau et le développement durable en Méditerranée, Saragosse, Espagne, 19 - 21 mars 2007. (MAP Technical Report Series n°168)
Energie et développement durable en Méditerranée : Actes de l’atelier régional, Monaco, 29-30 mars 2007. (MAP Technical Report Series n°167)
Améliorer l’efficience d’utilisation de l’eau pour faire face aux crises et pénuries d’eau en Méditerranée. Décembre 2007
Énergies Renouvelables, Utilisation Rationnelle de l’Énergie et Aide au Développement en Méditerranée. Décembre 2007
A lire
Agence Européenne de l'Environnement. L’environnement en Europe : 4ème évaluation. octobre 2007
World Bank. World development report 2008. octobre 2007
European Environment Agency. Climate change: the cost of inaction and the cost of adaptation. décembre 2007.
WRI (World Resources Institute). Plants at the pump: biofuels, climate change and sustainability. décembre 2007
Communication de la Commission : progrès accomplis dans la réalisation des objectifs assignés au titre du protocole de Kyoto. Commission Européenne, janvier 2008
Climate and Energy Package unveiled by the European Commission in Brussels. 23/01/08 |
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