Certifié
ISO 9001:2000
![]()
Energie et changement climatique
Activités du Plan Bleu 2009-2011 : En 2007-2008, dans la mise en œuvre du volet énergie de son CIS, le Plan Bleu a reçu le soutien de la Banque Européenne d’Investissement et a réalisé une étude régionale sur le thème « Energie et changement climatique en Méditerranée ». Cette étude, ainsi que les travaux du Plan Bleu qui l’ont précédée puis accompagnée sur ces thèmes, ont permis de mettre en évidence les changements climatiques possibles en Méditerranée et leurs effets, de caractériser le système énergétique de la région, d’identifier et de quantifier des scénarios à faible émissions de CO2 susceptibles de permettre à la région de participer à l’atténuation du changement climatique. Ces travaux ont été exposés lors du séminaire Changement Climatique organisé à Marseille en octobre 2008. Ils ont permis d’identifier un certain nombre de sujets à approfondir qui constituent l’objet du présent programme d’activités. Analyser en détail les questions d’adaptation au changement climatique, en particulier à travers le développement du système énergétique, apparaît ainsi comme une suite logique aux travaux réalisés en 2008. Les travaux programmés identifieront et analyseront les points stratégiques en matière d’adaptation au changement climatique en général et en particulier ceux ayant un impact sur le secteur de l’énergie (consommation et production). Cinq questions clefs, identifiées dans l’étude de 2008, en matière à la fois d’adaptation au changement climatique et d’énergie feront l’objet d’analyses approfondies. Elles concernent :
2007-2008 : Le Plan Bleu réalise une étude régionale sur le thème « Energie et changement climatique en Méditerranée » avec le soutien financier de la Banque Européenne d’Investissement. A travers une revue de la littérature, d’études existantes (ex : Plan Bleu et études d’autres institutions financières multilatérales) et de nouvelles analyses précises, les trois objectifs spécifiques de l’étude sont de: 1/mettre à jour des informations sur les scénarios du changement climatique dans la région, 2/évaluer des mesures concrètes et estimer les coûts économiques pour atténuer les émissions gaz à effet de serre, spécialement celle de CO2 dues à la production et à la consommation d’énergie, 3/évaluer les besoins, la portée et les coûts et bénéfices de scénarios alternatifs d’adaptation, dans la mesure où un changement climatique est d’ores et déjà inévitable. Octobre 2008 : Séminaire régional "Changement climatique en Méditerranée", Marseille, 22-23 Oct 2008 Juillet 2008 : Conférence de presse à Paris, Plan Bleu/BEI, Présentation des résultats de l’étude « Energie et changement climatique en Méditerranée Fin 2007, deux évènements ont été organisés dans le cadre de ce projet : Energaïa et MEDITEP. Historique L’énergie est une problématique prioritaire de développement durable en Méditerranée que le Plan Bleu, en sa qualité de Centre de Prospective et d’Observatoire Méditerranéen de l’Environnement et du Développement au sein du PNUE/Plan d’Action pour la Méditerranée (PAM), a pris en compte depuis sa création : 1989 : Le troisième chapitre du rapport « Plan Bleu – Avenirs du Bassin méditerranéen » publié en 1989 est consacré au thème de l’énergie. 1993 : Une étude dirigée par Michel GRENON (Directeur du Plan Bleu entre 1984 et 1989) intitulée « Energie et Environnement en Méditerranée – Enjeux et prospective » a été publié dans la série : « Les fascicules du Plan Bleu », aux éditions Economica. Elle montre que l’évolution de ce secteur est marquée par des risques réels ou probables sur l’environnement, tant au niveau local qu’au niveau régional ou global. Elle dégage clairement les tendances observées et les options alternatives qui s’offrent. 2005 : Chapitre énergie du nouveau rapport du Plan Bleu « Méditerranée – Les perspectives du Plan Bleu sur l’environnement et le développement », a permis d’établir une nouvelle prospective régionale pour l’énergie à l’horizon 2025 (l’OME a largement participé à sa réalisation). Il alerte sur les risques du scénario de base et met en débat les objectifs, les bénéfices et les conditions possibles d’un scénario alternatif.
L’énergie est au cœur des préoccupations du développement L’énergie provient de ressources naturelles (minérales, végétales, vent, soleil…). Elle constitue l’un des supports essentiels de toute activité humaine et joue un rôle majeur dans la vie quotidienne des ménages. Son utilisation génère des effets plus ou moins immédiats sur les milieux et les climats (effet de serre) et nécessite souvent d’importants échanges commerciaux. L’approvisionnement en énergie exige de lourds investissements qui confèrent aux systèmes énergétiques une grande inertie. Ainsi, les choix énergétiques ont des effets à long terme tant du point de vu économique, social qu’environnemental. La région méditerranéenne illustre parfaitement cette problématique. Elle rassemble, autour d’une mer commune, des pays inégalement dotés en ressources énergétiques mais qui ont tous des marges de manœuvre pour améliorer l’efficience de leurs usages énergétiques et renforcer la sécurité de leurs approvisionnements tout en contribuant à un développement énergétique plus durable.
Constat : 20 % de gaspillage Dans l’ensemble du bassin, la demande d’énergie primaire
commerciale a plus que doublé pendant les trois
dernières décennies (1970-2000). En 2000, les énergies
fossiles (pétrole, charbon, gaz) dominent l’approvisionnement énergétique en Méditerranée : plus de
75 % de la consommation au Nord, 96 % au Sud et à
l’Est, le reste étant principalement constitué par l’électricité
nucléaire et hydraulique. On constate, depuis
quelques décennies, une très forte progression du gaz
naturel aux dépens du pétrole. Les énergies renouvelables,
hors biomasse, représentent 3 % du bilan énergétique commercial des pays méditerranéens. |
LE CHIFFRE
LE GRAPHE
EXEMPLE DE BONNES PRATIQUES
|
Futur annoncé : une demande en croissance de 65% La demande totale en énergie primaire commerciale
dans l’ensemble du bassin méditerranéen pourrait
augmenter de 65 % entre 2000 et 2025. Du fait des évolutions démographiques et des modes de vie, les
pays du Sud devraient, d’ici 2025, connaître des taux
de croissance de leur demande énergétique environ
quatre fois plus élevés que les pays développés. Les énergies fossiles couvriraient encore 87 % des
consommations énergétiques (le pétrole 40 %) et les énergies renouvelables resteraient marginales.
|
|
Alternatives :
utiliser l’énergie
plus rationnellement et
développer les énergies renouvelables Le scénario alternatif propose une utilisation plus rationnelle
de l’énergie (réduction des pertes des réseaux, isolation
des logements, équipements électroménagers,
technologies industrielles économes, transports etc.)
combinée à un recours plus intensif au potentiel médi-terranéen
d’énergies renouvelables (solaire, éolien). |